Malik, 34 ans, travaille en tant que moniteur d’auto-école à Mulhouse depuis six ans et parvient à gagner chaque mois la somme nette de 1 940 €. Comment gère-t-il son budget pour s’en sortir ?
Un salaire structuré et des revenus complémentaires
Le salaire de Malik repose sur un socle fixe de 1 820 € nets par mois. Moniteur salarié dans une auto-école indépendante, il est classé au coefficient 245 de la convention collective des services de l’automobile, ce qui reflète sa position dans le métier, surtout en province.
En plus de son salaire de base, Malik génère en moyenne 120 € par mois grâce à des heures supplémentaires. Ces heures s’accumulent presque systématiquement, notamment pendant la haute saison, qui s’étend de mars à juillet, lorsque la demande de formations pour le permis de conduire augmente. En cumulant ces revenus, son gain mensuel total avoisine les 1 940 €, un chiffre qu’il étale sur les mois pour mieux gérer son budget.
Malheureusement, Malik ne bénéficie pas de prime de 13e mois ni d’intéressement. L’auto-école, composée de quatre moniteurs sous la direction d’un responsable qui gère également le planning, lui verse uniquement une prime annuelle de 300 €, soit 25 € par mois s’il en tient compte.
En raison de ses revenus, Malik n’accède à aucune allocation comme l’APL. En fait, son salaire ne lui permet pas de bénéficier d’aides sociales. Ainsi, il perçoit chaque mois précisément 1 940 €.
Les dépenses essentielles dans la vie quotidienne
Malik est locataire d’un T2 dans le quartier Fonderie, pour lequel il paie un loyer de 530 € charges comprises, soit 27 % de ses revenus. Ce ratio est assez enviable par rapport aux standards des grandes villes.
Il doit également composer avec des dépenses fixes telles que :
- Assurance habitation : 18 €
- Mutuelle santé : 47 €
- Assurance auto : 52 €
- Essence : environ 60 € par mois
- Contrôle technique et entretien : 35 €
- Forfait téléphone : 12 €
- Internet fixe : 20 €
- Énergie (électricité et gaz) : 75 €
- Impôt sur le revenu (prélèvement à la source) : 95 €
- Remboursement de crédit : 65 €
Ces charges s’additionnent pour atteindre un total de 1 195 € par mois, laissant à Malik un montant de 745 € pour ses autres dépenses.
Une gestion serrée de ses dépenses variables
Les dépenses liées à la nourriture représentent une part importante de son budget, avec environ 260 € dépensés chaque mois. Malik privilégie des supermarchés à bas prix et évite de grignoter entre les repas. Quand il ne cuisine pas, il opte pour des options simples, comme un kebab ou un verre avec des amis, pour un total de 80 € par mois.
Voici un aperçu de ses dépenses variables :
| Dépenses | Montant (€) |
|---|---|
| Courses alimentaires | 260 |
| Sorties et restaurants | 80 |
| Shopping (vêtements et équipements) | 45 |
| Salle de sport | 30 |
| Loisirs (jeux, livres) | 35 |
| Épargne pour vacances | 80 |
| Hygiène et santé | 25 |
| Total | 555 |
Avec un total de 1 750 € de dépenses mensuelles, il lui reste 190 € à la fin du mois. Bien que ce soit peu, cela constitue une sorte de matelas pour des imprévus. En cas de situation inattendue, comme une amende ou une réparation sur sa voiture, il est conscient que ce montant peut rapidement fondre.
Malik n’a jamais été à découvert, une réussite qu’il considère comme une fierté. Il place chaque mois 100 € sur un Livret A pour épargner, et ce reste constitue sa « marge de manœuvre » pour les loisirs et sorties.
Avenir et perspectives d’évolution professionnelle
Malik aspire à avancer dans sa carrière. Il envisage de passer le BAFM (Brevet d’Aptitude à la Formation des Moniteurs) pour former d’autres moniteurs. Cela pourrait lui apporter un revenu supplémentaire mensuel compris entre 300 et 500 €.
Actuellement, en comparaison avec le salaire médian en France d’environ 2 100 €, il se trouve en dessous de ce seuil. Cependant, il se dit satisfait de son travail qui lui permet de découvrir des personnalités variées et de participer à un domaine où chaque leçon peut avoir de grandes conséquences.
En résumé, Malik est un exemple vivant de la gestion d’un budget restreint. En dépit d’un salaire légèrement en dessous de la moyenne, il parvient à maintenir un équilibre qui lui permet de se projeter vers l’avenir avec des ambitions professionnelles et personnelles.
